Ama, Saturday’s Daughter, has learned to move through the world while making light of the dictates imposed upon her. She was raised to be chosen, but she lives to choose.
She carries her inheritance and her ancestors across the sea, as one carries a presence to feel a little less alone. Those who came before her travel with her, inhabiting the faces, colours, and forms that surround her.
But how do we honour those who came before us? These wooden faces, warm yet haunting, seem to watch over her. They protect, observe, and hold memory. Yet protection can have its own danger: once the door to the spirit world is opened, one must beware of unwanted guests.
Moving between presence and absence, protection and threat, inheritance and emancipation, these works question what it means to be a woman when one chooses no longer to simply become what is expected of her.
To carry one’s ancestors without carrying their destiny. To honour what came before, while remaining free to forge one’s own path.
FR_
Ama, fille du samedi, a appris à se mouvoir tout en se moquant des diktats. On l’a élevée pour être choisie, mais elle vit pour choisir.
Elle emmène son héritage et ses ancêtres de l’autre côté de la mer, comme on emporte une présence pour se sentir un peu moins seule. Les générations précédentes voyagent avec elle, dans les visages, les couleurs et les formes qui peuplent son espace.
Mais comment honorer ceux qui nous ont précédés ? Ces visages de bois, chaleureux et troublants, semblent veiller sur elle. Ils protègent, observent et gardent la mémoire. Pourtant, toute protection peut avoir son revers : lorsqu’on ouvre la porte au monde des esprits, gare aux invités non désirés.
Entre présence et absence, protection et menace, héritage et émancipation, ces œuvres interrogent ce que signifie être une femme lorsque l’on choisit de ne plus simplement devenir ce que l’on attend de nous.
Porter ses ancêtres sans porter leur destin. Honorer ce qui nous précède, tout en demeurant libre de tracer son propre chemin.





