Psychedelic Fantasy
At the core of this painting unfolds the notion of fantasy and hallucination. A figure emerges — a woman, or at least the appearance of a woman. She exists in an uncertain in-between: an embodied presence or a mental projection, a being from this world, from a parallel one, or merely a residue of the viewer’s imagination.
This ambiguity is central. The work does not attempt to clearly distinguish reality from illusion; instead, it probes this fragile threshold. How can perceptions born of a psychedelic state be differentiated from those associated with madness? At what point does the intensification of sensation become a rupture with reality — and who has the authority to define it?
The female figure functions as a surface of projection, an unstable apparition oscillating between desire, memory, and perceptual drift. She is not a narrative subject but a threshold — a passage point between consciousness and disorientation.
The chromatic palette amplifies this sense of suspension. Contrasting, vibratory colors draw inspiration from the textured skies of sunset as well as from tropical coral reefs — environments saturated with life, complex and nearly unreal. Pushed toward an almost excessive intensity, these natural references generate a sensation of visual expansion, where color becomes emotion, and emotion becomes altered perception.
Taken as a whole, the painting does not depict hallucination; it reenacts its mechanisms — slippage, disturbance, visual seduction, and the loss of stable reference points.
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Fantasme psychédélique
Au cœur de cette peinture se déploie l’idée du fantasme et de l’hallucination. Une figure apparaît: une femme, ou du moins l’apparence d’une femme. Elle se tient dans un entre-deux incertain : présence incarnée ou projection mentale, être issu de ce monde, d’un monde parallèle, ou simple résidu de l’imaginaire du regardeur.
Cette ambiguïté est centrale. L’œuvre ne cherche pas à distinguer clairement ce qui relève du réel ou de l’illusion, mais interroge au contraire cette frontière fragile : comment différencier les perceptions issues d’un état psychédélique de celles associées à la folie ? À quel moment l’intensification du sensible devient-elle rupture avec le réel, et qui en décide ?
La figure féminine agit ainsi comme un support de projection, une apparition instable, oscillant entre désir, mémoire et dérive perceptive. Elle n’est pas un sujet narratif mais un seuil, un point de passage entre conscience et dérèglement.
La palette chromatique accentue cet état de flottement. Des couleurs contrastées et vibratoires s’inspirent à la fois des ciels texturés du coucher de soleil et des récifs coralliens tropicaux, environnements saturés de vie, complexes, presque irréels. Ces références naturelles, poussées vers une intensité presque excessive, participent à une sensation d’expansion visuelle, où la couleur devient émotion, puis perception altérée.
L’ensemble compose une peinture qui ne représente pas l’hallucination, mais en rejoue les mécanismes : glissement, trouble, séduction visuelle, perte de repères.









